A quoi sert une assurance vie ?

Il existe plusieurs types d’assurance susceptibles de vous prémunir contre les nombreux risques auxquels vous vous exposez dans tous les domaines de la vie. Parmi ceux-ci se trouve une forme d’assurance qui se distingue de par sa particularité. Il s’agit notamment de l’assurance vie. De quoi s’agit-il en réalité et quelle est son importance ? Voici alors quelques informations dont vous pouvez prendre connaissance pour mieux vous situer sur la question !

Qu’est-ce que l’assurance vie ?

Avant toute chose, il faut préciser qu’une assurance est une opération par laquelle une personne physique ou morale se fait promettre une prestation moyennant le paiement d’une prime ou d’une cotisation. Assurée par une personne morale qui est l’assureur, cette prestation s’inscrit dans un cadre bien défini par la loi avec un contrat à l’appui en cas de survenance d’un évènement aléatoire.

Pour ce qui concerne l’assurance vie, il y a un montant initial qui doit être versé par l’assuré à l’ouverture du contrat. Après cela, il doit normalement faire des versements réguliers chaque mois. À l’issue du contrat, il peut récupérer les sommes investies appelées rente avec les intérêts que le montant versé a pu générer. Bien entendu, il ne peut prétendre à cela que s’il est toujours en vie à la fin de l’assurance. Il faut ajouter que l’assuré a le droit d’interrompre le contrat ou d’effectuer des retraits comme s’il s’agissait d’un compte épargne.

Quels sont les avantages de l’assurance vie ?

L’assurance vie permet de bénéficier d’un certain nombre d'avantages. En effet, l’assuré a la possibilité de retirer son capital avec quelques intérêts même si ce n’est pas l’intégralité du montant versé. Ainsi à long terme, l’assurance vie peut constituer un capital assez intéressant. Cette somme ajoutée à la pension pourra contribuer à renforcer les revenus de l’assuré à sa retraite. Il y a par ailleurs la possibilité de transformer ce capital en rente viager qui est un montant versé en sortie de placement.

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En cas de réversion, elle continue d’être versée à une autre personne au décès du rentier. Ce dernier avantage constitue d’ailleurs le rôle principal de cette assurance. Ainsi, en cas de décès de l’assuré, l’assurance vie protège sa famille ou toute personne en sa charge à travers un montant non imposable. Outre la protection familiale, cette assurance représente aussi une excellente couverture pour vos prêts hypothécaires ou personnels (prêt auto par exemple).

Quelle est la fiscalité autour des assurances vie ?

Depuis le 27 septembre 2017, les intérêts issus des versements effectués sur les contrats d’assurance vie sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU). Il intervient lors du retrait partiel ou total des sommes disponibles sur votre contrat d’assurance vie. Ainsi, pour un retrait sur un contrat d’assurance vie intervenant 8 ans après son ouverture, le prélèvement forfaitaire unique s’élève à 7.5 % pour des sommes versées inférieures à 150 000 €. Cependant, pour un retrait sur un contrat d’assurance vie intervenant moins de 8 ans après son ouverture, le PFU s’élève à 12.8 %. Enfin, au prélèvement forfaitaire unique s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux. C’est pourquoi il serait fiscalement plus intéressant d’épargner pendant au moins 8 ans sans effectuer un retrait.

En ce qui concerne la prise en compte des héritiers, les sommes versées au bénéficiaire du contrat ne font pas partie de la succession du défunt. En dehors de l’époux ou épouse légal, toute autre forme de relation du type conjoint ou partenaire de PACS n’est redevable d’aucun droit de succession, même si vous avez alimenté votre contrat après 70 ans. Pour les autres bénéficiaires, le traitement variera selon l’âge de l’assuré au moment du versement des primes.

  • Pour les sommes versées avant 70 ans
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Après application de l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire, les capitaux sont taxés à 20 % pour la part taxable de chaque bénéficiaire.

  • Pour les sommes versées après 70 ans

Un abattement unique de 30 500 € s’applique, quel que soit le nombre de bénéficiaires. Au-delà, les capitaux versés sont réintégrés dans l’actif successoral. Toutefois, les intérêts capitalisés sont exonérés.

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